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Santé mentale

À force de vouloir la protéger, lui laisse-t-on le droit de grandir ?

Mon article parle de la pression que les jeunes filles subissent au nom des traditions familiales et de leur protection. Il met en lumière les restrictions de liberté et la charge mentale qu’elles vivent, ainsi que la difficulté de faire le

TTiti14 oct. 2026 · 2 min de lecture · 78 vues
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L’autorité familiale doit s’arrêter là où la jeune fille cesse d’être libre de faire ses propres choix.

La jeune fille est souvent considérée comme un être faible, un être qui a constamment besoin de protection. Mais l’autorité qu’on lui impose est-elle toujours une forme de protection ?

On dit souvent qu’il faut forger pour être forgeron. Mais donnons-nous réellement cette chance à la jeune fille ?

Chaque jeune fille devrait être capable de faire ses propres choix. La famille peut certes l’orienter, la conseiller et l’accompagner, mais elle ne devrait pas choisir systématiquement à sa place.

Parlons de cette charge mentale que les jeunes filles subissent au quotidien. On leur dit qu’elles doivent bien se tenir pour espérer avoir un bon mari un jour. Elles doivent parler, mais pas trop, parce que les hommes n’aimeraient pas les femmes bavardes. Elles doivent étudier, mais pas faire de trop longues études, parce que les hommes n’aimeraient pas les femmes trop intelligentes. Elles doivent montrer leurs faiblesses, mais pas trop, parce que les hommes n’aimeraient ni les femmes trop faibles ni celles qui se montrent trop courageuses.

Dès le plus jeune âge, on fait comprendre à la jeune fille qu’elle doit accepter certaines injustices familiales, souvent justifiées au nom de sa protection.

Il lui est parfois impossible de choisir librement ses études, de porter la tenue qu’elle souhaite, de s’exprimer comme elle le veut ou même de profiter pleinement de son enfance et de son adolescence, parce qu’elle doit déjà apprendre les manières et les comportements nécessaires pour tenir un foyer.

Et dans tout cela, quand peut-elle parler de sa charge mentale ? Quand peut-elle exprimer ce qu’elle ressent sans craindre d’être incomprise ou jugée ?

Elle grandit avec la peur de décevoir ses parents, la peur de ne pas être à la hauteur de son futur rôle d’épouse et celle d’être mal vue par la société.

Mais alors, quand pourra-t-elle faire ses propres choix ?

L’autorité familiale doit s’arrêter là où la protection devient un contrôle, là où les conseils deviennent des obligations et là où l’obéissance est exigée au détriment de l’épanouissement de la jeune fille.

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