Abidjan, dépose ton stylo deux secondes et viens on causer sérieusement. Si tu empruntes souvent le tronçon Adjamé-Bingerville ou que tu montes dans les 'gbaka' et 'wôrô-wôrô' aux heures de pointe, tu sais exactement de quoi je parle.
Ces derniers temps, la toile est inondée de vidéos et de reportages (notamment les reportages de NCI 360 ou de La 3 sur les accidents à répétition et l'indiscipline sur nos voies) qui font froid dans le dos. Entre les chauffeurs pressés qui doublent par la droite, les imprudences sur les grands axes et les étudiants accrochés aux portières des minicars par manque de place ou par pure précipitation pour aller aux amphis, on frôle le pire chaque jour.
En tant Jeune, je me pose la question : on va attendre combien de morts sur nos routes avant de réagir ? Ce n'est plus seulement l'affaire des autorités ou de la police spéciale de la sécurité routière. C'est notre responsabilité de jeunes. On crie fort sur les réseaux pour tout et n'importe quoi, mais quand il s'agit de notre propre vie dans les transports, on fait "comme si de rien n'était".
Il est temps qu'on se dise les vérités sans langue de bois. Porter plainte ou observer en silence ne changera rien si nous-mêmes, on continue d'encourager ces comportements dangereux par notre silence ou notre légèreté. Toi et moi, on peut faire bouger les lignes. Viens, on en discute, donne ton avis en commentaire ou rejoins le mouvement pour qu'on fasse entendre notre voix là-haut.
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