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VBG

Le cancer du sein ne tue pas que le corps,le silence tue aussi.

On parle de dépistage, mais on oublie la peur, la honte et le silence qui empêchent les femmes de se faire soigner. Quand on empêche une femme de parler de son corps, c'est déjà une violence. Mon article pour briser le tabou.

MSMariam Sy30 oct. 2026 · 2 min de lecture · 24 vues
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Mesdames et Messieurs, honorables leaders, distinguée communauté Young Speaker,

Recevez mes salutations.

Octobre est rose. On voit les rubans partout. On entend "Faites-vous dépister".

Mais qui écoute vraiment ce que ressent une femme ?

J'ai compris une chose : le cancer du sein ne commence pas à l'hôpital. Il commence dans la tête, avec une petite boule et une grande peur.

Peur d'être jugée. Peur qu'on dise que son corps est impur. Peur de perdre sa féminité, ses cheveux, son foyer. Peur de dire "J'ai mal" parce qu'on lui a appris depuis petite à se taire.

Et c'est là que les Violences Basées sur le Genre entrent en jeu.

On pense que les VBG, ce sont seulement les coups. Non.

La violence, c'est aussi interdire à une femme d'aller à l'hôpital. La violence, c'est se moquer d'elle parce qu'elle parle de sa poitrine. La violence, c'est lui faire croire que son corps ne lui appartient pas. La violence, c'est l'obliger à souffrir en silence.

Une femme qui a peur du cancer et qui n'ose pas en parler, c'est une femme victime de violence. La violence du silence.

Alors, à quoi sert un ruban rose si la femme n'a même pas le droit de parler ?

Aujourd'hui, je veux dire trois choses simples :

*1. Se faire dépister, c'est s'aimer.* Toucher sa poitrine, aller voir une sage-femme, ce n'est pas de la honte. C'est un acte de courage. C'est dire : ma vie vaut plus que le regard des autres.

*2. La santé mentale est aussi importante que la santé physique.* Avoir peur, pleurer, angoisser, c'est normal. Il faut en parler. À une amie, à une sœur, à un centre d'écoute. Garder la peur en soi, c'est la laisser grandir.

*3. Nous sommes tous concernés.* Filles et garçons. Si une femme autour de vous souffre, ne riez pas, ne jugez pas. Tendez-lui la main. Accompagnez-la. Un seul mot, "Je suis là", peut lui donner la force d'aller se faire soigner.

Je dédie cet article à toutes les guerrières qui se battent en silence, à celles qui ont gagné et à celles qui sont parties trop tôt parce qu'elles ont eu peur de parler.

Le dépistage sauve des corps. La parole sauve des âmes.

Parlons. Soutenons-nous. Vivons.

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