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Santé mentale

Novembre Bleu à Soubré : Nos papas se taisent, mais leur santé parle !

À Soubré, on parle de tout sauf de la santé des hommes. Pourtant, le cancer de la prostate tue en silence parce qu'on a honte d'en parler et peur de se faire dépister. Et si ce Novembre Bleu, on brisait enfin le tabou ?

MSMariam Sy4 nov. 2026 · 2 min de lecture · 6 vues
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À Soubré, dans nos familles, dans nos quartiers, on connaît tous un papa, un oncle, un grand frère qui ne va jamais à l'hôpital.

Il dit : « Je suis un homme, je suis fort, je n'ai rien. » Il dit : « Ce n'est pas grave, ça va passer. » Et il souffre en silence.

Pourtant, en Côte d'Ivoire, le cancer de la prostate est l'un des cancers les plus fréquents chez les hommes. Il ne fait pas de bruit au début. Pas de douleur, pas de signe. Et c'est justement ça le danger : quand on le découvre trop tard, il est souvent trop tard.

Pourquoi nos hommes ne consultent-ils pas ? Par peur. Par honte. Par tabou.

On a appris aux garçons à ne pas pleurer, à ne pas se plaindre, à être forts. Alors parler de sa santé, aller se faire dépister, c'est vu comme une faiblesse. Mais depuis quand prendre soin de sa vie est une faiblesse ?

Novembre Bleu, ce n'est pas juste porter du bleu ou laisser pousser sa moustache. C'est un mois pour dire aux hommes : « Ta vie compte. Ta santé compte. »

Se faire dépister, ce n'est pas avoir peur. C'est avoir du courage. Parler à son père, à son frère, à son ami de sa santé, ce n'est pas le gêner. C'est peut-être lui sauver la vie.

Alors à Soubré, et partout en Nawa, lançons le défi : Ce mois-ci, parlons-en. Sans moquerie, sans honte, sans tabou.

Demandons à nos papas : « Papa, tu t'es déjà fait dépister ? » Encourageons nos frères : « Prends soin de toi, on a besoin de toi. » Et nous, jeunes, soyons les voix qui brisent le silence.

Parce qu'un homme qui se soigne, ce n'est pas un homme faible. C'est un homme qui veut vivre longtemps pour voir ses enfants grandir, pour voir sa famille réussir.

Ce Novembre Bleu, ne nous taisons plus. Parlons, dépistons-nous, protégeons-nous.

La santé des hommes, c'est aussi la santé de toute la famille.

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