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Santé mentale

«On gère,ça va aller»:le piège du silence chez la jeunesse ivoirienne ​À Abidjan comme partout en Côte d'Ivoire,c’est le reflexe automatique

​À Abidjan, face aux galères et au stress, on répond souvent « On gère, ça va aller ». Mais à force de se taire, on s'épuise. Il est temps de briser le tabou de la santé mentale chez les jeunes et d'apprendre à s'écouter vraiment.

MManu10 oct. 2026 · 2 min de lecture · 293 vues
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​Quand un ami te croise et demande « Ça dit quoi ? », la réponse vient sans hésiter : « On gère, ça va aller ! ». ​On le dit avec le sourire, la tête haute, même quand à l’intérieur tout s’effondre. On le dit parce qu'on a appris à être forts, parce qu'il faut se battre pour ses projets, chercher du travail, soutenir la famille et affronter la pression sociale du quotidien. ​Mais à force de répéter « On gère », est-ce qu'on ne finit pas par s'oublier ? ​Un tabou culturel qu'il faut briser ​Dans notre communauté, la santé mentale reste encore un sujet tabou. Quand un jeune avoue qu'il est épuisé, anxieux ou déprimé, on entend souvent : ​« La dépression, c'est un truc de personnes gâtées », ​« Tu es trop jeune pour être fatigué », ​Ou encore « Prie seulement, ça va passer ». ​Résultat ? On cache nos blessures invisibles. On empile les angoisses sous le tapis, en espérant que le temps ou le travail acharné fassent tout disparaître. Mais la santé mentale n'est pas une question de paresse ou de manque de foi : c'est le moteur de notre vie. Tout comme une voiture ne peut pas rouler avec un moteur cassé, nous ne pouvons pas bâtir notre avenir si notre esprit est à bout de souffle. ​Reconnecter avec la réalité de nos ressentis ​Aujourd'hui, à l'occasion de cette Journée mondiale de la santé mentale, il est temps de faire bouger les lignes : ​Reconnaître ses limites n'est pas un échec : Avoir des moments de doute, se sentir dépassé par la recherche d'emploi ou par les études, c'est humain. Ce n'est pas une faiblesse. ​L'écoute fraternelle est une force : La prochaine fois que tu demandes à un proche comment il va, prends une seconde pour l'écouter vraiment. Sans minimiser ce qu'il vit, sans jugement. ​Parler, c'est déjà guérir : Briser le silence, c'est enlever un poids énorme de ses épaules. ​Un appel à notre génération ​Ne soyons pas une génération qui souffre en silence derrière des faux décombres de bravoure. Soyons une jeunesse qui s'entraide, qui se comprend et qui prend soin de sa santé globale — physique comme mentale. ​Parce qu'au-delà des diplômes, des projets et des ambitions, notre plus grande richesse, c'est notre paix intérieure. ​💬 Et toi, quel est le plus grand stress que tu portes en ce moment et dont tu n'oses pas toujours parler ? Dis-le-moi en commentaire, libérons la parole ensemble !

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